 {"id":8160,"date":"2020-03-19T17:12:16","date_gmt":"2020-03-19T16:12:16","guid":{"rendered":"https:\/\/lesamisdelamusiquefran\u00e7aise.com\/?p=8160"},"modified":"2020-03-22T12:51:16","modified_gmt":"2020-03-22T11:51:16","slug":"reynaldo-hahn-ou-la-distinction-ambivalente","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lesamisdelamusiquefran\u00e7aise.com\/?p=8160","title":{"rendered":"Reynaldo Hahn ou la distinction ambivalente"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"CENTER\"><span style=\"font-size: 32px;\">Reynaldo Hahn ou la distinction ambivalente<\/span><\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 100%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\"><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p style=\"text-align: center;\" align=\"RIGHT\"><span style=\"font-size: 24px;\">Philippe Blay<\/span><\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 100%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\"><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\"><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00catre distinct des autres et s\u2019en distinguer peuvent \u00eatre tout autant un avantage qu\u2019un handicap. Comme le soulignait \u00c9mile Vuillermoz en 1949 dans son <i>Histoire de la musique<\/i>, dans le cas de Reynaldo Hahn, cela a eu pour cons\u00e9quence qu\u2019il \u00ab\u00a0paya toute sa vie la ran\u00e7on de ses succ\u00e8s pr\u00e9coces de dandy dans les salons aristocratiques o\u00f9 l&rsquo;on s&rsquo;arrachait le plus brillant causeur de Paris et l&rsquo;auteur-chanteur des s\u00e9duisantes <i>Chansons grises<\/i>, romances gracieuses et \u00e9l\u00e9gantes, \u00e9crites sur mesure pour les femmes du monde de 1890. Cette r\u00e9ussite \u00e9clatante le classa pour toujours parmi les musiciens faciles, vaguement suspects d&rsquo;amateurisme et indignes de figurer sur la liste des compositeurs dits s\u00e9rieux. Et pourtant nul ne connaissait mieux tous les secrets de son m\u00e9tier que cet artiste raffin\u00e9 qui avait le courage m\u00e9ritoire de rester fid\u00e8le \u00e0 la tradition m\u00e9lodique de Gounod et de cultiver dans ses \u0153uvres des qualit\u00e9s de gr\u00e2ce et de charme r\u00e9put\u00e9es anachroniques par les arbitres de la mode\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote1sym\" name=\"sdfootnote1anc\"><sup>1<\/sup><\/a>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Le terme de dandy utilis\u00e9 par Vuillermoz tra\u00eene \u00e0 sa suite tout un imaginaire aristocratique et \u00e9l\u00e9gant, toute une fragrance mondaine et chatoyante, qui furent attach\u00e9s \u00e0 Hahn d\u00e9j\u00e0 de son vivant, de m\u00eame qu\u2019\u00e0 son ami Marcel Proust. La composition d\u2019une op\u00e9rette mettant en sc\u00e8ne le prince des mani\u00e8res sophistiqu\u00e9es, ce George Brummell dont s\u2019\u00e9tait entich\u00e9e l\u2019aristocratie anglaise du d\u00e9but du xix<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, n\u2019a pu que les renforcer. Le 17 janvier 1931, si la r\u00e9p\u00e9tition g\u00e9n\u00e9rale publique de <i>Brummell<\/i>, au th\u00e9\u00e2tre des Folies-Wagram \u00e0 Paris, r\u00e9unit un ar\u00e9opage choisi, comme il est de mise pour toutes les premi\u00e8res de Reynaldo Hahn, il ne doit pas cependant capter \u00e0 lui seul l\u2019int\u00e9r\u00eat que l\u2019on peut porter au compositeur. Car si ce public accueille avec enthousiasme et empathie l\u2019\u0153uvre nouvelle, cette derni\u00e8re peut \u00eatre aussi appr\u00e9hend\u00e9e en dehors de cet \u00e9crin urbain, celui des \u00e9lites sociales de la Troisi\u00e8me R\u00e9publique.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Dans sa \u00ab\u00a0Semaine musicale\u00a0\u00bb, le critique du <i>M\u00e9nestrel<\/i> Paul Bertrand ne manque pas de souligner la m\u00e9diocre qualit\u00e9 du livret de Rip et Robert Dieudonn\u00e9, auteurs d\u2019\u00ab\u00a0une pi\u00e8ce un peu grise, agr\u00e9ment\u00e9e de petites intrigues amoureuses d\u2019un int\u00e9r\u00eat m\u00e9diocre et qui s\u2019entrem\u00ealent assez arbitrairement\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote2sym\" name=\"sdfootnote2anc\"><sup>2<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb. Mais, sans doute parce qu\u2019il \u00e9crit dans une publication appartenant \u00e0 la maison Heugel, \u00e9ditrice de la musique de Hahn, il se doit d\u2019y porter une v\u00e9ritable attention et d\u2019essayer d\u2019aller au-del\u00e0 de la marginalit\u00e9 du langage musical de l\u2019auteur par rapport \u00e0 celui de son \u00e9poque. Aussi consid\u00e8re-t-il \u2013\u00a0et il aurait pu \u00eatre plus r\u00e9serv\u00e9 sans discr\u00e9diter la partition\u00a0\u2013 \u00ab\u00a0qu\u2019elle repr\u00e9sente un chef-d\u2019\u0153uvre d\u2019\u00e9l\u00e9gance, de tact et de gr\u00e2ce, o\u00f9 fourmillent des trouvailles rythmiques, m\u00e9lodiques, harmoniques, qu\u2019enveloppe, avec une d\u00e9licatesse souveraine, le plus \u00e9blouissant v\u00eatement orchestral. \u00c0 chaque page, un piquant d\u00e9tail d\u2019\u00e9criture, une intention, un accent, \u00e0 la fois mordant et discret, une suggestion et une \u00e9vocation opportunes cr\u00e9ent l\u2019atmosph\u00e8re avec cette aisance et cette discr\u00e8te s\u00fbret\u00e9 de touche qui nous a d\u00e9j\u00e0 \u00e9merveill\u00e9 en maintes circonstances, notamment dans <i>Mozart<\/i>\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote3sym\" name=\"sdfootnote3anc\"><sup>3<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Quelques quatre-vingts ans plus tard, c\u2019est dans le m\u00eame \u00e9tat d\u2019esprit d\u00e9gag\u00e9 et s\u00e9rieux, non hagiographique, que s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 en 2011, au Palazzetto Bru Zane \u00e0 Venise, le premier colloque enti\u00e8rement consacr\u00e9 \u00e0 Reynaldo Hahn, prolong\u00e9 par un ouvrage collectif en 2015<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote4sym\" name=\"sdfootnote4anc\"><sup>4<\/sup><\/a>. Il s\u2019agissait pour la dizaine de chercheurs r\u00e9unis pour l\u2019occasion, non seulement de replacer le compositeur dans l\u2019\u00e9poque de profonde mutation qui fut la sienne, au tournant des xix<sup>e<\/sup> et xx<sup>e<\/sup> si\u00e8cles, mais aussi de consid\u00e9rer son \u0153uvre dans sa totalit\u00e9 et sa vari\u00e9t\u00e9, loin de sa r\u00e9duction \u00e0 quelques m\u00e9lodies et \u00e0 une op\u00e9rette \u00e0 succ\u00e8s, <i>Ciboulette<\/i>.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Bien entendu, la soci\u00e9t\u00e9 mondaine et brillante au sein de laquelle Hahn a \u00e9volu\u00e9 y a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e, mais il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit au seul monde des salons, au demeurant fort important sociologiquement en son temps. Dans le m\u00eame mouvement, l\u2019ensemble du corpus hahnien (plus de 200 opus) a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9\u00a0: op\u00e9ras, op\u00e9rettes, ballets, musiques de sc\u00e8ne, oratorios, m\u00e9lodies, musique orchestrale et concertante, musique de chambre, musique pour piano. Cette exhaustivit\u00e9 d\u2019approche \u00e9tait d\u2019autant plus importante concernant un cr\u00e9ateur qui ne peut se passer d\u2019\u00e9crire de la musique et qui, m\u00eame au front pendant la Grande Guerre, ou pendant son exil dans le Midi en 1940, \u00e9prouve un besoin vital de s\u2019exprimer. Cette n\u00e9cessit\u00e9 n\u2019est la garante d\u2019aucun g\u00e9nie mais, en revanche, d\u2019une authentique sinc\u00e9rit\u00e9 de plume.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">D\u2019autres aspects m\u00e9ritaient \u00e9galement d\u2019\u00eatre approfondis\u00a0: l\u2019interpr\u00e8te, \u00e0 la fois chanteur, l\u00e0 aussi dans les salons ou lors de m\u00e9morables s\u00e9ances d\u2019enregistrement, mais aussi le chef d\u2019orchestre, qui participe \u00e0 la <i>Mozartfest<\/i> de Salzbourg en 1906 et se produit dans les grandes salles parisiennes\u00a0; le directeur de la musique, qui g\u00e8re la programmation des th\u00e9\u00e2tres des casinos de Cannes et de Deauville, avant celle du palais Garnier \u00e0 la Lib\u00e9ration\u00a0; le critique musical, le conf\u00e9rencier, le diariste, qui ne cesse de r\u00e9fl\u00e9chir sur son art, sur son \u00e9volution et son rapport aux autres moyens d\u2019expression.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Sur l\u2019ensemble de son parcours, certains marqueurs biographiques sont dominants. Arriv\u00e9 \u00e0 Paris depuis le Venezuela en 1878, Reynaldo Hahn, avec son pr\u00e9nom latino-am\u00e9ricain et son nom allemand, fait partie, comme les d\u00e9signe Pascal Ory, de ces \u00ab\u00a0\u00e9trangers qui ont fait la France\u00a0\u00bb, cette nation qui \u00ab\u00a0a \u00e9t\u00e9 [\u2026] un grand pays d\u2019immigration, plus proche en cela qu\u2019on ne le croit, au premier abord, d\u2019un pays comme les \u00c9tats-Unis\u00a0\u00bb, mais qui l\u2019a occult\u00e9 \u00ab\u00a0au nom de l\u2019unit\u00e9 et de la continuit\u00e9\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0surtout, \u00e0 partir de l\u2019exp\u00e9rience pr\u00e9coce, exaltante et exalt\u00e9e, de la souverainet\u00e9 nationale dont elle a \u00e9t\u00e9 le lieu, en de certains jours exceptionnels de 1789\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote5sym\" name=\"sdfootnote5anc\"><sup>5<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb. Il est n\u00e9 dans un milieu ais\u00e9, d\u2019origine juive, ce qui l\u2019affranchit d\u2019avoir \u00e0 gagner rapidement sa vie. \u00c9l\u00e8ve du Conservatoire national de musique, il ne peut se pr\u00e9senter au prix de Rome \u00e0 cause de sa nationalit\u00e9 \u00e9trang\u00e8re, mais il devient l\u2019\u00e9l\u00e8ve particulier de Jules Massenet, qui le consid\u00e8re comme un fils spirituel. Introduit d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge dans les salons parisiens (ceux de la princesse Mathilde et de la reine Isabel d\u2019Espagne), il y fait figure d\u2019enfant \u00ab\u00a0prodige\u00a0\u00bb en chantant tout en s\u2019accompagnant au piano. Il fr\u00e9quente davantage le milieu litt\u00e9raire (Alphonse Daudet, Edmond de Goncourt, Pierre Loti) que celui de ses coll\u00e8gues compositeurs (Soci\u00e9t\u00e9 nationale de musique). Son homosexualit\u00e9 assum\u00e9e et sa liaison avec Marcel Proust, auteur universellement reconnu contrairement \u00e0 lui, le maintiennent dans l\u2019ombre intime de l\u2019\u00e9crivain. Il obtient ses plus grand succ\u00e8s dans le genre consid\u00e9r\u00e9 comme mineur de l\u2019op\u00e9rette.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Tout cela dessine la figure d\u2019un Reynaldo Hahn compositeur litt\u00e9raire et mondain, dont le p\u00e9rim\u00e8tre d\u2019influence ne d\u00e9passe pas celui de la haute soci\u00e9t\u00e9 parisienne, situ\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019histoire de la musique v\u00e9ritable, celle de la modernit\u00e9 en train d\u2019\u00e9merger. C\u2019est l\u2019image d\u2019\u00c9pinal, r\u00e9ductrice mais non d\u00e9nu\u00e9e de v\u00e9rit\u00e9, d\u2019un petit ma\u00eetre arrim\u00e9 \u00e0 la seule Belle \u00c9poque \u2013\u00a0\u00e0 laquelle la monographie de Bernard Gavoty l\u2019a une fois pour toute identifi\u00e9\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote6sym\" name=\"sdfootnote6anc\"><sup>6<\/sup><\/a>\u00a0\u2013, devenu anachronique pendant l\u2019Entre-deux-guerres, avant d\u2019\u00eatre acad\u00e9miquement et bri\u00e8vement promu en 1945 (direction de l\u2019Op\u00e9ra, Acad\u00e9mie des beaux-arts), puis d\u2019entrer rapidement dans l\u2019oubli, sauf pour quelques amateurs de romances et d\u2019op\u00e9rettes surann\u00e9es.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">En ce qui le concerne, le substantif \u00ab\u00a0distinction\u00a0\u00bb peut \u00eatre d\u00e9clin\u00e9 dans toutes ses acceptions. Hahn est assez t\u00f4t distingu\u00e9 de ses cong\u00e9n\u00e8res du Conservatoire, car distinct de la majorit\u00e9 d\u2019entre eux par sa nationalit\u00e9, sa sexualit\u00e9, la fortune de sa famille et son statut d\u2019\u00e9l\u00e8ve particulier dans la classe de composition. Tous ces \u00e9l\u00e9ments font \u00e9galement de lui un \u00eatre \u00e0 part, dou\u00e9 de distinction, d\u2019une singularit\u00e9 qui lui conf\u00e8re un rang sup\u00e9rieur, ce qui va de pair avec l\u2019\u00e9l\u00e9gance naturelle de ses mani\u00e8res, de sa tenue, de son langage. Mais dans la dur\u00e9e, ce qui pouvait appara\u00eetre comme un signe d\u2019\u00e9lection, de raffinement supr\u00eame, va devenir \u00e9galement celui d\u2019une inadaptation au monde, d\u2019un attachement pr\u00e9judiciable \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 et des pratiques artistiques d\u00e9pass\u00e9es. Cette particularit\u00e9 ambivalente s\u2019articule, durant sa vie et dans sa post\u00e9rit\u00e9, avec une r\u00e9elle reconnaissance, mais dont le manque d\u2019unanimit\u00e9 semble le placer toujours \u00e0 distance d\u2019une franche consid\u00e9ration.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Le cadre de socialisation au sein duquel Reynaldo Hahn s\u2019est form\u00e9 est sans conteste celui des salons. D\u00e8s 1881, alors qu\u2019il est \u00e2g\u00e9 de sept ans, une lettre de sa m\u00e8re Elena au protecteur de sa famille, le g\u00e9n\u00e9ral Guzm\u00e1n Blanco, pr\u00e9sident de la R\u00e9publique du Venezuela, atteste que \u00ab\u00a0la reine Isabel [II d\u2019Espagne] est amoureuse de lui, [qu\u2019]il va parfois au palais o\u00f9 on le fait chanter et [o\u00f9] on l\u2019aime beaucoup et [que] la princesse Mathilde [\u2026] l\u2019a invit\u00e9 avant-hier \u00e0 d\u00e9jeuner avec elle, o\u00f9 on l\u2019a fait chanter, devant 20 personnes\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote7sym\" name=\"sdfootnote7anc\"><sup>7<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb. C\u2019est dans cet espace de r\u00e9union priv\u00e9 et s\u00e9lectif, \u00e0 la fois impressionnant et protecteur \u2013\u00a0dont les travaux de la musicologue Myriam Chim\u00e8nes ont montr\u00e9 qu\u2019il \u00ab\u00a0forme le noyau de l\u2019auditoire des concerts publics\u00a0\u00bb et qu\u2019il concourt \u00e0 \u00ab\u00a0assurer la publicit\u00e9 n\u00e9cessaire \u00e0 la promotion\u00a0\u00bb d\u2019une carri\u00e8re\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote8sym\" name=\"sdfootnote8anc\"><sup>8<\/sup><\/a>\u00a0\u2013, que le jeune musicien va d\u00e9velopper avec aisance ses talents d\u2019interpr\u00e8te et de compositeur.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Il n\u2019est n\u00e9anmoins pas dupe de ce groupe social dont il observe sans illusion les ridicules, lesquels participent de toute \u00e9vidence \u00e0 son amusement ou son agacement. Mais tout en intitulant dans son journal \u00ab\u00a0\u00e9l\u00e9gance et futilit\u00e9\u00a0\u00bb sa description d\u2019un d\u00eener chez M<sup>me<\/sup> de Pourtal\u00e8s\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote9sym\" name=\"sdfootnote9anc\"><sup>9<\/sup><\/a>, il reste convaincu que l\u2019existence de petits cercles \u00ab\u00a0d\u2019esprits attentifs et sensibles\u00a0\u00bb est propice \u00e0 une expression authentique, loin de la multitude et de ses facilit\u00e9s, mais aussi de l\u2019esprit de sp\u00e9culation et d\u2019asc\u00e9tisme des soci\u00e9t\u00e9s musicales d\u2019avant-garde\u00a0:<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: small;\"> Car c\u2019est pour des salons, qu\u2019on le sache bien, pour des r\u00e9unions intimes ou mondaines que furent compos\u00e9s les plus beaux <\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>lieder<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\">, les plus belles \u201cm\u00e9lodies\u201d, pour des auditoires restreints et choisis, pour des esprits cultiv\u00e9s, plus ou moins raffin\u00e9s peut-\u00eatre, mais d\u2019un niveau relativement \u00e9lev\u00e9, pour des c\u00e9nacles o\u00f9 il entrait \u00e9videmment des \u00e9l\u00e9ments de valeur in\u00e9gale, mais dont tous les membres \u00e9taient, \u00e0 des degr\u00e9s divers, aptes \u00e0 comprendre ou tout au moins \u00e0 percevoir la pens\u00e9e, l\u2019intention, le talent d\u2019un po\u00e8te et d\u2019un musicien, et non pour des foules, ni surtout pour des assembl\u00e9es de gens aust\u00e8res, d\u00e9daigneux de tout agr\u00e9ment facile, rebelles \u00e0 toute inspiration s\u00e9duisante ou riante, ennemis de tout ce qui peut plaire ou charmer\u00a0<\/span><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote10sym\" name=\"sdfootnote10anc\"><sup>10<\/sup><\/a><span style=\"font-size: small;\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Cette accointance avec un \u00e9litisme sensible, ainsi que l\u2019appartenance \u00e0 une culture dans laquelle ce sont \u00ab\u00a0les \u00e9lites sociales [qui] soutiennent la cr\u00e9ation et contribuent \u00e0 la diffusion de la musique et \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement des notori\u00e9t\u00e9\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote11sym\" name=\"sdfootnote11anc\"><sup>11<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb, maintiendront Reynaldo Hahn jusqu\u2019au d\u00e9but des Ann\u00e9es folles dans le giron d\u2019une sociabilit\u00e9 de coteries. Par la suite, et surtout apr\u00e8s 1945, elle s\u2019av\u00e9rera inadapt\u00e9e aux moyens modernes de diffusion, \u00e0 la nouvelle visibilit\u00e9 d\u2019une vie musicale tourn\u00e9e vers un large public, et n\u2019appara\u00eetra r\u00e9trospectivement bien souvent \u2013\u00a0et malgr\u00e9 le contre-exemple du salon de la princesse de Polignac\u00a0\u2013 que comme la manifestation du snobisme et d\u2019une esth\u00e9tique salonnarde, volontiers r\u00e9actionnaire.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L\u2019autre sph\u00e8re de formation embl\u00e9matique, essentiellement artistique, est constitu\u00e9e par la classe et l\u2019enseignement de Jules Massenet. Comme Gustave Charpentier, Raoul Laparra, Xavier Leroux, Max d\u2019Ollone ou Florent Schmitt, Reynaldo Hahn y est fa\u00e7onn\u00e9 \u00e0 produire pour la sc\u00e8ne lyrique. La pr\u00e9paration du prix de Rome va dans ce sens et il lui faudra surmonter sa frustration de ne pouvoir s\u2019y pr\u00e9senter \u00e0 cause de sa nationalit\u00e9\u00a0; aussi se \u00ab\u00a0d\u00e9pense[-t-il] de [son] mieux pour aider les uns et les autres en ce qui concerne l&rsquo;audition de leurs ch\u0153urs, avec le sentiment m\u00e9lancolique de n&rsquo;avoir jamais \u00e0 passer par leurs \u00e9motions\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote12sym\" name=\"sdfootnote12anc\"><sup>12<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb. Comme toute une g\u00e9n\u00e9ration de musiciens fran\u00e7ais qui s\u2019\u00e9panouit au tournant des deux si\u00e8cles, il sera confront\u00e9 aux nombreuses mutations musicales de la p\u00e9riode\u00a0: l\u2019av\u00e8nement de la modernit\u00e9 debussyste, le go\u00fbt du public pour le <i>bel canto<\/i> des Italiens, la puissance et la complexit\u00e9 du langage musical germanique, par la suite l\u2019esth\u00e9tique caustique du Groupe des Six. Au milieu de ces circonstances, il demeure marqu\u00e9 par la relation artistique et affective privil\u00e9gi\u00e9e qu\u2019il a eue avec Massenet, domin\u00e9e par une obsession commune\u00a0: l\u2019harmonie entre la parole et la musique. Ce rapport filial s\u2019\u00e9tendait \u00e9galement \u00e0 l\u2019\u00e9pouse de l\u2019auteur de <i>Manon<\/i>, le couple vieillissant, dont la fille unique s\u2019\u00e9tait mari\u00e9e en 1887, reportant sur lui son affection\u00a0:<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: small;\"> Ma ch\u00e8re femme et moi nous parlons de notre \u201c<\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>grand<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\">\u201d Reynaldo et si nous restons sans nouvelles personnelles de lui quelque temps nous avons la consolation de nous figurer que nous le savons toujours bon pour les deux amis de la rue du g\u00e9n\u00e9ral Foy\u2026 lointains souvenirs souvent \u00e9voqu\u00e9s\u00a0!&#8230;<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: small;\"> Nous vous aimons et vous admirons enti\u00e8rement<\/span><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote13sym\" name=\"sdfootnote13anc\"><sup>13<\/sup><\/a><span style=\"font-size: small;\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Enfant choy\u00e9 et admir\u00e9, \u00e9tudiant privil\u00e9gi\u00e9 et prot\u00e9g\u00e9, jeune compositeur \u00e9dit\u00e9 par Hartmann alors qu\u2019il n\u2019a que 15 ans<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote14sym\" name=\"sdfootnote14anc\"><sup>14<\/sup><\/a> et dont le premier essai d\u2019ouvrage lyrique est repr\u00e9sent\u00e9 sur la sc\u00e8ne de l\u2019Op\u00e9ra-Comique alors qu\u2019il en a 23 (<i>L\u2019\u00cele du r\u00eave<\/i>), Reynaldo Hahn jouit d\u2019une consid\u00e9rable r\u00e9putation au sein de la vie musicale parisienne jusqu\u2019\u00e0 la Premi\u00e8re Guerre mondiale, tout autant comme cr\u00e9ateur que comme interpr\u00e8te. Cette renomm\u00e9e, qui doit \u00eatre d\u00e9li\u00e9e de ce que l\u2019histoire de la musique officielle recomposera par la suite, est attest\u00e9e par nombre d\u2019indices.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Parmi les t\u00e9moignages connus, on peut citer celui de l\u2019\u00e9crivain Ren\u00e9 Peter, qui, \u00e0 la fois proche de Debussy et de Hahn, compare leurs r\u00e9putations respectives \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1890\u00a0:<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: small;\"> Reynaldo n\u2019en \u00e9tait alors qu\u2019\u00e0 ces premiers rayons de la gloire, si doux d\u2019apr\u00e8s Vauvenargues, et dont Proust parlait si souvent, lui qui ne devait jamais les conna\u00eetre, puisqu\u2019en un jour, de rien, il atteignit \u00e0 tout\u00a0! N\u00e9anmoins, depuis pr\u00e8s de dix ans, malgr\u00e9 le <\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>Quatuor<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\"> et le <\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>Pr\u00e9lude \u00e0 l\u2019apr\u00e8s-midi d\u2019un faune<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\">, Reynaldo \u00e9tait beaucoup plus connu du public que Debussy. Il brillait avec photos dans les annuaires des musiciens contemporains, o\u00f9 l\u2019on ignorait la figure et le nom de mon tr\u00e8s grand Claude. Mais il ne comptait gu\u00e8re que des envieux et des d\u00e9tracteurs\u2026 et des amoureuses dont il ne fut jamais amoureux.<\/span><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote15sym\" name=\"sdfootnote15anc\"><sup>15<\/sup><\/a><span style=\"font-size: small;\">\u00a0!<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Allant dans le m\u00eame sens, Igor Stravinsky rappelle dans ses souvenirs, \u00e0 propos de l\u2019arriv\u00e9e en France des Ballets russes en 1909, que Hahn \u00ab\u00a0\u00e9tait l\u2019idole des salons de Paris, et [que] le soutien des salons \u00e9tait fort utile \u00e0 Diaghilew \u00e0 ce moment-l\u00e0. Apr\u00e8s la guerre, cependant, Diaghilew le laissa tomber pr\u00e9cis\u00e9ment pour la raison qui le lui avait fait trouver important nagu\u00e8re\u00a0: sa renomm\u00e9e de salons<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote16sym\" name=\"sdfootnote16anc\"><sup>16<\/sup><\/a>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, un encart publicitaire de la Compagnie fran\u00e7aise du Gramophone constitue un autre signe de notori\u00e9t\u00e9. Intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Reynaldo Hahn chante au Gramophone\u00a0\u00bb, il contient la liste des \u00ab\u00a0disques chant\u00e9s par M. Reynaldo Hahn s\u2019accompagnant lui-m\u00eame\u00a0\u00bb, ainsi qu\u2019une \u00ab\u00a0lettre\u00a0\u00bb o\u00f9 ce dernier vante les m\u00e9rites dudit Gramophone, \u00ab\u00a0forme d\u00e9finitive du phonographe [\u2026] qui, non seulement, rend le caract\u00e8re d\u2019une voix mais encore r\u00e9v\u00e8le son \u00e9mission et son volume\u00a0\u00bb. L\u2019artiste maison y est ainsi pr\u00e9sent\u00e9\u00a0:<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: small;\"> Tout le monde conna\u00eet le compositeur d\u00e9licieux qu\u2019est Reynaldo Hahn, c\u2019est une personnalit\u00e9 artistique qui se distingue parmi les huit ou dix c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s unanimement consacr\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: small;\"> Nous n\u2019avons pas \u00e0 parler ici du compositeur quoique ses m\u00e9lodies, chant\u00e9es dans tous les salons, soient reconnues pour de petits chefs-d\u2019\u0153uvre, mais on a lu cela dans tous les journaux.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: small;\"> Ce qu\u2019on sait moins et ce qui nous int\u00e9resse le plus, c\u2019est que, comme Gounod, Raynaldo [<\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>sic<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\">] Hahn poss\u00e8de une voix exquise, souple, l\u00e9g\u00e8re, pleine de charme et d\u2019expression, une voix qui ne ressemble \u00e0 aucune autre et qu\u2019il conduit comme il veut, en se jouant<\/span><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote17sym\" name=\"sdfootnote17anc\"><sup>17<\/sup><\/a><span style=\"font-size: small;\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Quelques ann\u00e9es plus tard, en 1912, deux enregistrements de Hahn sont inclus dans le second don fait \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Paris par Alfred Clark, le pr\u00e9sident de la Compagnie fran\u00e7aise du Gramophone. D\u00e9pos\u00e9s dans des urnes scell\u00e9es pour cent ans, ces disques, o\u00f9 figurent les plus illustres voix de l\u2019\u00e9poque (Caruso, Adelina Patti, Nellie Melba, Emma Calv\u00e9, Chaliapine, etc.), devaient t\u00e9moigner pour les g\u00e9n\u00e9rations futures, selon les volont\u00e9s du donateur, de \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9tat des machines parlantes, encore [\u2026] \u00e0 leurs d\u00e9buts\u00a0\u00bb et de la qualit\u00e9 de \u00ab\u00a0la voix des principaux chanteurs\u00a0\u00bb du \u00ab\u00a0temps et quelle interpr\u00e9tation ils donnaient \u00e0 quelques-uns des morceaux les plus c\u00e9l\u00e8bres du r\u00e9pertoire lyrique et dramatique\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote18sym\" name=\"sdfootnote18anc\"><sup>18<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb. Hahn, le chanteur des c\u00e9nacles, ambassadeur de leur art du chant intime, c\u00f4toie ici les plus grandes vedettes de la sc\u00e8ne.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">M\u00eame durant l\u2019Entre-deux-guerres, o\u00f9 beaucoup le consid\u00e8rent comme le repr\u00e9sentant d\u2019un ancien monde dont la musique est d\u00e9synchronis\u00e9e du temps, le nom de Reynaldo Hahn continue d\u2019\u00eatre fort connu par ses succ\u00e8s dans le r\u00e9pertoire l\u00e9ger, m\u00eame si c\u2019est pour tourner son style en ridicule. Ainsi en va-t-il du compositeur et humoriste B\u00e9tove, de son vrai nom Michel-Maurice L\u00e9vy, qui pratique la parodie musicale en chantant et s\u2019accompagnant au piano. Dans un enregistrement de pastiches musicaux \u00e9dit\u00e9 en 1927, il inclut une fausse m\u00e9lodie de Hahn, intitul\u00e9e <i>Dans les cannes \u00e0 sucre<\/i>, qui accumule les poncifs doucereux et met excessivement en valeur le \u00ab\u00a0e\u00a0\u00bb final de \u00ab\u00a0aim\u00e9-e\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0\u00d4 mon aim\u00e9e\u00a0\u00bb). Elle c\u00f4toie d\u2019ailleurs sur la m\u00eame face des imitations du tr\u00e8s d\u00e9mod\u00e9 Massenet, mais aussi du toujours moderne Debussy\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote19sym\" name=\"sdfootnote19anc\"><sup>19<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">En mars 1935, les cr\u00e9ations concomitantes de son op\u00e9ra <i>Le Marchand de Venise<\/i> au palais Garnier et de son op\u00e9rette <i>Malvina<\/i> \u00e0 la Ga\u00eet\u00e9-Lyrique provoquent certains agacements. Ainsi, dans l\u2019hebdomadaire antis\u00e9mite d\u2019extr\u00eame droite <i>Gringoire<\/i>, Andr\u00e9 Coeuroy y va-t-il de son boniment burlesque sur le nouveau parfum qui envahit tous les th\u00e9\u00e2tres, cette \u00ab\u00a0Reynaldose Hahn\u00a0\u00bb vendue en \u00ab\u00a0flacon <i>Marchand de Venise<\/i> (parfum classique)\u00a0\u00bb et en \u00ab\u00a0flacon <i>Malvina<\/i> (parfum romantique)\u00a0\u00bb\u00a0:<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: small;\"> \u00ab\u00a0Demandez partout\u00a0: \/ La Reynaldose Hahn \/ <\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>Rien du p\u00e9trole\u00a0! Ne pas confondre\u00a0!<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\"> \/ Ce produit parfait de douceur ne renferme aucune substance irritante ou mordante. Il est b\u00e9nin, <\/span><span style=\"font-size: small;\">b\u00e9nin<\/span><span style=\"font-size: small;\">, <\/span><span style=\"font-size: small;\">b\u00e9nin<\/span><span style=\"font-size: small;\">. Enti\u00e8rement fabriqu\u00e9 avec les essences les plus suaves, il est le r\u00e9sultat d\u2019une formule \u00e9prouv\u00e9e dont nous ne pouvons livrer le secret (<\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>made in France\u00a0!<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\">), mais dont les composantes principales sont des garanties de valeur (<\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>se m\u00e9fier des contrefa\u00e7ons\u00a0!<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\">)\u00a0: \/ Eau de rose\u2026 60\u00a0% \/ Grains d\u2019encens\u2026 30\u00a0% \/ \u0152illet (toutes nuances)\u2026 8\u00a0% \/ Fleur de pois\u2026 2\u00a0%\u00a0<\/span><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote20sym\" name=\"sdfootnote20anc\"><sup>20<\/sup><\/a><span style=\"font-size: small;\">\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L\u2019ann\u00e9e suivante, la mise en vente par la Manufacture fran\u00e7aise d\u2019armes et cycles de Saint-\u00c9tienne d\u2019une \u00ab\u00a0nouvelle pendule murale moderne, avec carillon fran\u00e7ais in\u00e9dit Reynaldo Hahn\u00a0\u00bb, est r\u00e9v\u00e9latrice d\u2019une certaine popularit\u00e9 nationale, aux accents patriotiques. Il s\u2019agit musicalement de huit mesures de musique assez proches, mais sur le mode mineur, de celles des <i>Westminster Quarters<\/i> de l\u2019horloge de la tour du palais de Westminster. La publicit\u00e9 qui pr\u00e9sente la pendule reproduit, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019un dessin de l\u2019objet, l\u2019autographe musical de la m\u00e9lodie sign\u00e9 par Hahn, pr\u00e9sent\u00e9 comme le \u00ab\u00a0Ma\u00eetre Reynaldo Hahn qui a bien voulu [\u2026] composer un air des plus m\u00e9lodieux qui charmera tous ceux qui l\u2019entendront\u00a0\u00bb. Ce point est important car le dessein ostensiblement poursuivi est de \u00ab\u00a0remplacer par un air bien fran\u00e7ais\u00a0\u00bb le carillon anglais trop entendu\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote21sym\" name=\"sdfootnote21anc\"><sup>21<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Sur le plan po\u00ef\u00e9tique, le milieu particulier dans lequel Reynaldo Hahn \u00e9volue lui permet de d\u00e9velopper son art sans avoir \u00e0 se d\u00e9marquer de l\u2019h\u00e9ritage musical qu\u2019il a re\u00e7u. Comme nombre d\u2019\u00e9trangers qui souhaitent avant tout s\u2019assimiler \u00e0 la culture du pays qui les accueille, il n\u2019\u00e9prouve aucune n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019\u00e9mancipation esth\u00e9tique mais, au contraire, en se construisant comme un h\u00e9ritier, il aspire \u00e0 s\u2019inscrire dans une tradition fran\u00e7aise o\u00f9 le classicisme mod\u00e8re les impulsions trop imp\u00e9tueuses. D\u2019esprit naturellement pos\u00e9 et clair, il \u00e9crit \u00e0 Robert de Flers qu\u2019il a \u00ab\u00a0peu de m\u00e9rite \u00e0 [se] tenir tranquille\u00a0\u00bb, car il n\u2019est \u00ab\u00a0pas fait pour le gros travail des <i>innovations<\/i>\u00a0\u00bb\u00a0:<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: small;\"> Il y faut une fougue aveugle que je n\u2019ai malheureusement jamais eue, et un manque d\u2019esprit philosophique qui, heureusement, ne fait pas partie de mes lacunes. Je ne puis me persuader que les artistes <\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>de choix<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\"> soient faits pour des besognes de sapeurs, qui exigent du courage ou de la force et le go\u00fbt de l\u2019aventure. Je suis de l\u2019esp\u00e8ce qui\u00e8te, je fais partie des \u00ab\u00a0profiteurs\u00a0\u00bb \u2013 de ceux qui viennent en second, et qui <\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>coordonnent<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\">\u2026 Mais comme Virgile et Mozart \u00e9taient de ceux-l\u00e0, je n\u2019en con\u00e7ois aucune honte\u00a0<\/span><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote22sym\" name=\"sdfootnote22anc\"><sup>22<\/sup><\/a><span style=\"font-size: small;\">\u00a0!!<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00c0 la diff\u00e9rence d\u2019un antimoderne, qui est pris dans le courant moderniste de son \u00e9poque tout en y r\u00e9pugnant, qui \u00ab\u00a0croit au progr\u00e8s auquel il r\u00e9siste\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0parce qu\u2019il y croit [\u2026] peut, en masochiste, se griser au sentiment de sa propre perte\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote23sym\" name=\"sdfootnote23anc\"><sup>23<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb, Hahn ne d\u00e9sire pas s\u2019arracher \u00e0 la qui\u00e9tude harmonique et stylistique dans laquelle il a \u00e9t\u00e9 fa\u00e7onn\u00e9. Fonci\u00e8rement \u00ab\u00a0a-moderne\u00a0\u00bb, il va donc s\u2019attacher \u00e0 cultiver ses \u00ab\u00a0particularit\u00e9s cach\u00e9es\u00a0\u00bb plus qu\u2019\u00e0 d\u00e9velopper des \u00ab\u00a0particularit\u00e9s frappantes\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote24sym\" name=\"sdfootnote24anc\"><sup>24<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">De ce point de vue, trois de ses \u0153uvres lyriques pourraient s\u2019av\u00e9rer embl\u00e9matiques de sa singularit\u00e9 discr\u00e8te et de sa r\u00e9ception. Dans <i>L\u2019\u00cele du r\u00eave<\/i>, une \u00ab\u00a0idylle polyn\u00e9sienne\u00a0\u00bb en 3 actes sur un livret de Georges Hartmann et Andr\u00e9 Alexandre, adapt\u00e9e du roman <i>Le Mariage de Loti<\/i>, le deuxi\u00e8me ouvrage publi\u00e9 par Pierre Loti, Reynaldo Hahn transf\u00e8re \u00e0 la sc\u00e8ne l\u2019int\u00e9riorit\u00e9 de la m\u00e9lodie pour voix et piano. Repr\u00e9sent\u00e9e pour la premi\u00e8re fois \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique le 23 mars 1898, l\u2019\u0153uvre, toute en intimit\u00e9, nuance et sobri\u00e9t\u00e9, est jug\u00e9e par beaucoup ennuyeuse et la similitude entre sa demie-teinte et la prose blanche du texte de Loti souvent mal \u00e9valu\u00e9e.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L\u2019image du compositeur de salon, au statut social privil\u00e9gi\u00e9, soutenu par la haute soci\u00e9t\u00e9 parisienne est d\u00e9j\u00e0 fort ancr\u00e9e dans les mentalit\u00e9s journalistiques. Albert Carr\u00e9 note dans ses m\u00e9moires que \u00ab\u00a0l&rsquo;\u0153uvre elle-m\u00eame eut un accueil honorable sans plus\u00a0: [que l\u2019]on reprocha \u00e0 Reynaldo Hahn d&rsquo;avoir beaucoup \u00e0 apprendre et encore plus \u00e0 oublier\u00a0\u00bb et qu\u2019on lui fit le grief comme directeur, en ces temps de nationalisme ardent et d\u2019affaire Dreyfus, \u00ab\u00a0d&rsquo;accueillir un compositeur \u00e9tranger, les Fran\u00e7ais n&rsquo;ayant plus, disait notamment un critique, qu&rsquo;\u00e0 aller se faire jouer \u00e0 Caracas\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote25sym\" name=\"sdfootnote25anc\"><sup>25<\/sup><\/a>\u00a0!\u00a0\u00bb Parmi les commentaires cependant, le jugement de Paul Dukas m\u00e9rite d\u2019\u00eatre remarqu\u00e9, car il \u00e9tablit un rapport entre l\u2019esth\u00e9tique symboliste, d\u00e9j\u00e0 illustr\u00e9e par Hahn dans son cycle <i>Chansons grises<\/i> sur des po\u00e8mes de Verlaine, et sa dramaturgie\u00a0:<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: small;\"> M. Hahn, j&rsquo;en suis persuad\u00e9, a tent\u00e9 d&rsquo;appliquer au th\u00e9\u00e2tre l&rsquo;art po\u00e9tique dont Verlaine formula les principes dans une pi\u00e8ce c\u00e9l\u00e8bre de <\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>Jadis et Nagu\u00e8re<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\">. Il a voulu <\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>la nuance encor<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\">&#8230; et a cru d&rsquo;autant mieux pouvoir se passer de la couleur que le sujet du po\u00e8me sur lequel il travaillait ne comportait ni \u00e9clat ni mouvement, et n&rsquo;\u00e9tait, pour ainsi dire, qu&rsquo;un long balbutiement sensuel, un songe de l&rsquo;Orient myst\u00e9rieux o\u00f9, d\u00e9licieusement, les \u00e9nergies du c\u0153ur et de la pens\u00e9e s&rsquo;engourdissent dans les langueurs de la volupt\u00e9 contemplative<\/span><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote26sym\" name=\"sdfootnote26anc\"><sup>26<\/sup><\/a><span style=\"font-size: small;\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Cette recherche d\u2019un th\u00e9\u00e2tre id\u00e9aliste, o\u00f9 l\u2019action devient psychique, trouvera quelques ann\u00e9es plus tard une r\u00e9alisation appel\u00e9e \u00e0 devenir embl\u00e9matique avec le drame lyrique <i>Pell\u00e9as et M\u00e9lisande<\/i> de Debussy. Mais ce sera alors pour Hahn l\u2019\u00e9poque de la cr\u00e9ation \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique, le 16 d\u00e9cembre 1902, de sa \u00ab\u00a0com\u00e9die musicale\u00a0\u00bb <i>La Carm\u00e9lite<\/i>, sur un livret de Catulle Mend\u00e8s. \u00c0 l\u2019oppos\u00e9 de la nouvelle vocalit\u00e9 debussyste, en rupture de m\u00e9moire car fonci\u00e8rement originale, la pi\u00e8ce de Hahn, qui met en sc\u00e8ne la relation entre Louise de La Valli\u00e8re et Louis XIV, s\u2019inscrit dans le prolongement de l\u2019art sc\u00e9nique et lyrique fran\u00e7ais, celui de Gounod, de Saint-Sa\u00ebns, de Massenet.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Cette cr\u00e9ation donne l\u2019occasion au pianiste \u00c9douard Risler, ami tr\u00e8s proche de Hahn, dont il admire le discernement et les compositions depuis leurs ann\u00e9es d\u2019\u00e9tude au Conservatoire, de s\u2019exprimer publiquement sur celui qu\u2019il consid\u00e8re comme une personnalit\u00e9 musicale de premier plan. Risler est \u00e0 l\u2019\u00e9poque l\u2019un des premiers pianistes fran\u00e7ais, interpr\u00e8te r\u00e9put\u00e9 des sonates de Beethoven, cr\u00e9ateur d\u2019\u0153uvres pour piano de Faur\u00e9 et Dukas. Voici ce qu\u2019il \u00e9crit dans <i>Le Monde musical<\/i> en janvier 1903\u00a0:<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: small;\">C\u2019est une apparition si \u00ab\u00a0\u00e0 part\u00a0\u00bb, dans notre monde de musiciens, qu\u2019elle semble d\u00e9concerter la plupart d\u2019entre eux, et qu\u2019on ne craint pas de qualifier de \u00ab\u00a0musicien de salon\u00a0\u00bb, d\u2019\u00ab\u00a0amateur\u00a0\u00bb, de \u00ab\u00a0sous-Massenet\u00a0\u00bb et autres sottises un des plus profonds po\u00e8tes, un des plus savants artistes, et, je le r\u00e9p\u00e8te, une des personnalit\u00e9s les plus originales de la musique moderne. [\u2026] J\u2019ose le dire, depuis R. Wagner, je n\u2019ai pas rencontr\u00e9 une telle p\u00e9n\u00e9tration d\u2019un sujet ni d\u2019une musique. [\u2026] Loin de moi la pens\u00e9e de comparer, comme puissance cr\u00e9atrice, le miraculeux Titan germanique avec le doux et suave po\u00e8te musicien des <\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>Chansons grises<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\">\u00a0! Mais je veux dire que l\u2019essence m\u00eame du g\u00e9nie de R. Wagner, qui est \u00e0 mon sens l\u2019universalit\u00e9 des dons artistiques, l\u2019union en une harmonie parfaite de la po\u00e9sie et de la musique, est aussi l\u2019essence du g\u00e9nie de R. Hahn<\/span><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote27sym\" name=\"sdfootnote27anc\"><sup>27<\/sup><\/a><span style=\"font-size: small;\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Ce jugement ne manque pas de nous surprendre aujourd\u2019hui, car il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 corrobor\u00e9 par les historiens de la musique qui ne consid\u00e8rent pas Reynaldo Hahn comme un auteur majeur, m\u00eame au titre de \u00ab\u00a0doux et suave po\u00e8te musicien\u00a0\u00bb. Le texte maladroit de Risler subira d\u2019ailleurs l\u2019ironie de d\u2019Indy et Dukas (\u00ab\u00a0une jolie pi\u00e8ce de collection<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote28sym\" name=\"sdfootnote28anc\"><sup>28<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb), ainsi que de Willy qui constate que le pianiste \u00ab\u00a0a s\u00e9v\u00e8rement daub\u00e9 la sottise des journalistes incompr\u00e9hensifs qui ont qualifi\u00e9 Reynaldo Hahn de \u201cmusicien de salon\u201d<sup>\u00a0<\/sup><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote29sym\" name=\"sdfootnote29anc\"><sup>29<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb. Trop disproportionn\u00e9e sur le plan de l\u2019importance artistique, la comparaison avec Wagner ne pouvait que nuire au propos de Risler, qui s\u2019attachait avant tout aux qualit\u00e9s litt\u00e9raires de l\u2019inspiration hahnienne et \u00e0 sa nature plurielle. Elle illustre cependant la disparit\u00e9 des jugements qui peuvent \u00eatre port\u00e9s sur un compositeur en son temps et, par voie de cons\u00e9quence, la difficult\u00e9 \u00e0 \u00e9tablir sa valeur intrins\u00e8que, en dehors de toute contextualisation. Comme le notait Stravinsky pr\u00e9c\u00e9demment, pour le milieu hupp\u00e9 qu\u2019il fr\u00e9quentait Reynaldo Hahn \u00e9tait une \u00ab\u00a0idole\u00a0\u00bb et pourtant, m\u00eame \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur celui-ci, les avis n\u2019\u00e9taient pas uniformes. Ainsi Marguerite de Saint-Marceaux, tout en admirant l\u2019\u00ab\u00a0art incomparable\u00a0\u00bb du chanteur, jugeait sa musique \u00ab\u00a0d\u00e9testable\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote30sym\" name=\"sdfootnote30anc\"><sup>30<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Apr\u00e8s le temps de l\u2019expression int\u00e9rieure de 1898 (<i>L\u2019\u00cele du r\u00eave<\/i>) et celui de la filiation revendiqu\u00e9e de 1902 (<i>La Carm\u00e9lite<\/i>), examinons le moment du consensus tardif de 1935 avec <i>Le Marchand de Venise<\/i>. Reynaldo Hahn est alors dans sa soixanti\u00e8me ann\u00e9e, reconnu en tant que \u00ab\u00a0grand\u00a0\u00bb compositeur de musique l\u00e9g\u00e8re savante (depuis le triomphe de <i>Ciboulette<\/i> en 1923), comme chef d\u2019orchestre lyrique sp\u00e9cialis\u00e9 dans le r\u00e9pertoire fran\u00e7ais et l\u2019\u0153uvre de Mozart, ainsi que comme l\u2019influent critique musical du <i>Figaro<\/i>, dont la chronique du mercredi donne le ton sur ce qu\u2019il est sage et sain d\u2019aimer, au-del\u00e0 de la mode et de l\u2019esbroufe. Pour les Jeunes-France du temps c\u2019est bien s\u00fbr un artiste de l\u2019ancien monde, celui d\u2019avant la Grande Guerre et m\u00eame celui d\u2019avant les audaces debussystes.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Mais pour le directeur de l\u2019Op\u00e9ra de Paris, Jacques Rouch\u00e9, Hahn est une m\u00e9moire vivante du chant fran\u00e7ais, dont il sollicite tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement l\u2019opinion afin de choisir des interpr\u00e8tes suffisamment styl\u00e9s pour le r\u00e9pertoire historique que l\u2019Acad\u00e9mie nationale de musique se doit d\u2019entretenir\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote31sym\" name=\"sdfootnote31anc\"><sup>31<\/sup><\/a>. Il programme donc sans difficult\u00e9 son op\u00e9ra en trois actes et cinq tableaux <i>Le Marchand de Venise<\/i>, sur un livret de Miguel Zamaco\u00efs d\u2019apr\u00e8s la com\u00e9die de Shakespeare. L\u2019\u0153uvre est cr\u00e9\u00e9e le 21 mars 1935 au palais Garnier (g\u00e9n\u00e9rale publique), quelques mois apr\u00e8s l\u2019entr\u00e9e au r\u00e9pertoire du conte en trois actes <i>Ariane et Barbe-Bleue<\/i> de Paul Dukas (le 25 janvier) et la cr\u00e9ation du ballet chant\u00e9 <i>Salade<\/i> de Darius Milhaud (le 13 f\u00e9vrier).<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Synth\u00e8se entre les genres multiples que peut adopter le th\u00e9\u00e2tre musical, cet op\u00e9ra se veut fid\u00e8le en cela \u00e0 l&rsquo;art multiforme de Shakespeare. Avant tout com\u00e9die galante, elle int\u00e8gre des \u00e9pisodes tragiques ou bouffons, se faisant tour \u00e0 tour le reflet d\u2019une humanit\u00e9 amoureuse ou haineuse, frivole ou ridicule. L\u2019\u0153uvre est re\u00e7ue d\u2019embl\u00e9e comme \u00e9tant \u00e0 part dans l\u2019histoire du th\u00e9\u00e2tre lyrique fran\u00e7ais et au regard des esth\u00e9tiques contemporaines, \u00e0 l\u2019instar d\u2019une curiosit\u00e9 qui r\u00e9g\u00e9n\u00e8re le pass\u00e9 sans augurer d\u2019aucune renaissance. Robert D\u00e9zarnaux \u00e9voque \u00e0 son propos un \u00ab\u00a0Reynaldo Hahn, cristallin, sur qui le wagn\u00e9risme, le debussysme, le strawinskysme, et toutes les exp\u00e9riences polytonales et tous les retours que vous voudrez \u00e0 Bach ou \u00e0 Tubalca\u00efn, musicien de l\u2019enclume et du marteau, n\u2019ont point laiss\u00e9 de traces, et qui compose [\u2026] une musique \u201caquarelle\u201d, digne de ses jeunes ans, l\u00e9g\u00e8re de couleur, abondante en eau claire, glissante et limpide, nacr\u00e9e avec discr\u00e9tion\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote32sym\" name=\"sdfootnote32anc\"><sup>32<\/sup><\/a>.\u00a0\u00bb \u00c9mile Vuillermoz ironise lui sur l\u2019\u00e9tonnement des \u00ab\u00a0abonn\u00e9s de l\u2019Op\u00e9ra\u00a0\u00bb devant la \u00ab\u00a0simplicit\u00e9 et [la] familiarit\u00e9 apparentes\u00a0\u00bb de la pi\u00e8ce\u00a0:<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-size: small;\">Habitu\u00e9s \u00e0 ne pas s\u00e9parer la notion du sublime de celle de l\u2019ennui, beaucoup de m\u00e9lomanes n\u2019ont pas la conscience tranquille, lorsqu\u2019une \u0153uvre ne leur apporte aucun accablement. Ils ont l\u2019impression que la r\u00e8gle du jeu n\u2019est pas respect\u00e9e. Ils se m\u00e9fient. <\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>Le Marchand de Venise<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\"> est non seulement un chef-d\u2019\u0153uvre musical absolu, mais il constitue une date importante dans l\u2019histoire du th\u00e9\u00e2tre lyrique de ce temps<\/span><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote33sym\" name=\"sdfootnote33anc\"><sup>33<\/sup><\/a><span style=\"font-size: small;\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Louis Laloy voit en l\u2019ouvrage la \u00ab\u00a0r\u00e9habilitation de l\u2019op\u00e9ra ancien\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote34sym\" name=\"sdfootnote34anc\"><sup>34<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb, alors que Max d\u2019Ollone estime qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une \u00ab\u00a0tentative [\u2026] particuli\u00e8rement audacieuse dans son d\u00e9dain de la mode, du snobisme, des syst\u00e8mes, dans son rejet de la tyrannie symphonique\u00a0\u00bb, son acte initial constituant l\u2019\u00ab\u00a0une des plus belles r\u00e9ussites de notre th\u00e9\u00e2tre lyrique contemporain\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote35sym\" name=\"sdfootnote35anc\"><sup>35<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">M\u00eame si certains go\u00fbtent peu ce syncr\u00e9tisme dramaturgique, comme le jeune Andr\u00e9 George, qui ne voit dans le <i>Marchand<\/i> qu\u2019\u00ab\u00a0une op\u00e9rette \u00e9tir\u00e9e, d\u00e9mesur\u00e9e, de quatre heures d\u2019horloge et de 432 pages de partition\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote36sym\" name=\"sdfootnote36anc\"><sup>36<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb, l\u2019\u0153uvre remporte un succ\u00e8s public, entre au r\u00e9pertoire de l\u2019Acad\u00e9mie nationale de Musique et est reprise r\u00e9guli\u00e8rement jusqu\u2019en 1950\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote37sym\" name=\"sdfootnote37anc\"><sup>37<\/sup><\/a>. Son auteur, que Poulenc range \u00e0 l\u2019\u00e9poque parmi les \u00ab\u00a0forteresses [\u2026] redoutables et d\u2019une influence absolue\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote38sym\" name=\"sdfootnote38anc\"><sup>38<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb, terminera son parcours apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale en \u00e9tant \u00e9lu \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des beaux-arts et nomm\u00e9 \u00e0 la direction de l\u2019Op\u00e9ra de Paris.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Alors qu\u2019aujourd\u2019hui la musique de Reynaldo Hahn suscite de nouveau l\u2019int\u00e9r\u00eat \u2013\u00a0ce qu\u2019attestent par exemple, parmi bien d\u2019autres signes, les nombreux enregistrements de son volumineux recueil pour piano <i>Le Rossignol \u00e9perdu<\/i>, longtemps ignor\u00e9 des pianistes\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote39sym\" name=\"sdfootnote39anc\"><sup>39<\/sup><\/a>\u00a0\u2013, son cas n\u2019en est que plus embl\u00e9matique de la fluctuation de la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9. S\u2019il a disparu de la majorit\u00e9 des programmes musicaux pendant la seconde moiti\u00e9 du xx<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, il est loin de repr\u00e9senter une figure isol\u00e9e et peut \u00eatre rattach\u00e9 \u00e0 l\u2019oubli dans lequel \u00e9tait tomb\u00e9 l\u2019ensemble de l\u2019\u00e9cole massen\u00e9tiste et Massenet lui-m\u00eame. Les noms d\u2019Alfred Bruneau, de Gustave Charpentier, d\u2019Henri Rabaud ou de Max d\u2019Ollone \u00e9taient alors peu familiers aux amateurs d\u2019art lyrique et m\u00eame ceux de compositeurs bien plus illustres sous la Troisi\u00e8me R\u00e9publique, comme Saint-Sa\u00ebns, Franck ou Faur\u00e9, \u00e9taient peu consid\u00e9r\u00e9s dans les milieux cultiv\u00e9s qui se voulaient \u00e0 la page. Toute une g\u00e9n\u00e9ration form\u00e9e dans le creuset de l\u2019avant-gardisme des ann\u00e9es d\u2019apr\u00e8s guerre instituait alors un nouvel acad\u00e9misme et d\u00e9veloppait r\u00e9trospectivement sa vision progressiste de l\u2019art sur l\u2019histoire musicale. \u00c0 cette aune-l\u00e0, seul un innovateur comme Debussy \u00e9tait en mesure de repr\u00e9senter l\u2019\u00e9lan cr\u00e9ateur insolite, d\u2019engager la dynamique d\u2019une contemporan\u00e9it\u00e9 perp\u00e9tuelle.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Mais le temps pass\u00e9, pris dans son \u00e9paisseur, est fort heureusement infiniment plus complexe et capricieux que la chronologie des d\u00e9couvertes sonores. Il appartient \u00e0 l\u2019historien de l\u2019explorer patiemment et d\u2019en extraire, en veillant \u00e0 l\u2019objectivit\u00e9 et \u00e0 la clairvoyance documentaire, de nouveaux points de vue, de nouvelles \u00e9chelles de valeur. Non pour \u00e9difier une illusoire contre-histoire \u2013\u00a0qui deviendrait vite \u00e0 son tour tout aussi grossi\u00e8re que l\u2019histoire qui se veut \u00e9tablie\u00a0\u2013, mais pour entrouvrir l\u2019implacable s\u00e9lection que le temps op\u00e8re sur les \u0153uvres sur quelque trou\u00e9e permettant une vision plus nuanc\u00e9e, parfois inattendue.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Sous cet \u00e9clairage, le cas de Reynaldo Hahn est riche en p\u00e9rip\u00e9ties, le \u00ab\u00a0prince charmant des salons \u00e0 musique de chambre et des boudoirs \u00e0 clavecins\u00a0\u00bb de 1898\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote40sym\" name=\"sdfootnote40anc\"><sup>40<\/sup><\/a>, trop pr\u00e9cieux pour \u00eatre pris au s\u00e9rieux, se muant en fin de narration, en 1947, en garant de \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9l\u00e9gance\u00a0\u00bb nationale. C\u2019est en effet cette qualit\u00e9 que Ren\u00e9 Dumesnil consid\u00e8re comme \u00e9tant \u00ab\u00a0l\u2019apport de Reynaldo Hahn \u00e0 la musique fran\u00e7aise de notre temps\u00a0\u00bb et \u00e0 \u00ab\u00a0une soci\u00e9t\u00e9 qui perd de jour en jour le sens de la d\u00e9licatesse et le souci de la beaut\u00e9\u00a0<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote41sym\" name=\"sdfootnote41anc\"><sup>41<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb. Entre ces deux jalons, le compositeur aura \u00e9t\u00e9 alternativement et simultan\u00e9ment encens\u00e9, d\u00e9daign\u00e9, oubli\u00e9, retrouv\u00e9\u00a0; puis longtemps fossilis\u00e9\u2026 Il subissait en cela les al\u00e9as d\u2019un m\u00e9canisme de la reconnaissance enclin \u00e0 se mouvoir ou \u00e0 se gripper selon une savante alchimie, o\u00f9 la substance musicale n\u2019est que l\u2019une des composantes, n\u00e9cessairement conjugu\u00e9e \u00e0 une p\u00e9riode, un lieu et un corps social.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">\u00a9 Philippe Blay<\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 100%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\"><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<div id=\"sdfootnote1\">\n<hr \/>\n<p align=\"JUSTIFY\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote1anc\" name=\"sdfootnote1sym\">1<\/a><span style=\"font-size: small;\">\u00c9mile Vuillermoz, <\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>Histoire de la musique<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\">, Paris, Librairie Arth\u00e8me Fayard, coll. \u00ab\u00a0Les Grandes \u00c9tudes historiques\u00a0\u00bb, 1949, p.\u00a0447.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote2\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote2anc\" name=\"sdfootnote2sym\">2<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Paul Bertrand, \u00ab\u00a0La semaine musicale, Folies-Wagram\u00a0: <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Brummell<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u2026\u00a0\u00bb, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Le M\u00e9nestrel<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, 93<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">e<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"> ann\u00e9e, n<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">o<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00a04, 23 janvier 1931, p\u00a031.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote3\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote3anc\" name=\"sdfootnote3sym\">3<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Ibid.<\/i><\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote4\">\n<p align=\"JUSTIFY\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote4anc\" name=\"sdfootnote4sym\">4<\/a><span style=\"font-size: small;\">Philippe Blay (dir.), <\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>Reynaldo Hahn, un \u00e9clectique en musique<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\">, actes du colloque organis\u00e9 par le Palazzetto Bru Zane \u2013 Centre de musique romantique fran\u00e7aise (Venise, 11-12 mai 2011), Arles, Actes Sud, Palazzetto Bru Zane, 2015. <\/span><span style=\"font-size: small;\">Contient des contributions de Philippe Blay, Jean-Christophe Branger, Myriam Chim\u00e8nes, G\u00e9rard Cond\u00e9, St\u00e9phan Etcharry, Luc Fraisse, Vincent Giroud, Sylvain Paul Labartette, Christophe Mirambeau, Aur\u00e9lien Poidevin, Lionel Pons, Emmanuel Reibel, Jacques Tchamkerten et \u00c9va de Vengohechea.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote5\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote5anc\" name=\"sdfootnote5sym\">5 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Pascal Ory, \u00ab\u00a0Pr\u00e9face\u00a0\u00bb, in Pascal Ory (dir.), Marie-Claude Blanc-Chal\u00e9ard (collab.), <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Dictionnaire des \u00e9trangers qui ont fait la France<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, Paris, Robert Laffont, coll. \u00ab\u00a0Bouquins\u00a0\u00bb, 2013, p.\u00a0<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">vii<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote6\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote6anc\" name=\"sdfootnote6sym\">6 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Bernard Gavoty, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Reynaldo Hahn\u00a0: le musicien de la Belle \u00c9poque<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, Paris, Buchet-Chastel, coll. \u00ab\u00a0Musique\u00a0\u00bb, 1976, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">r\u00e9\u00e9d. 1997.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote7\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote7anc\" name=\"sdfootnote7sym\">7 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Elena Hahn-Echenagucia, lettre \u00e0 Antonio Guzm\u00e1n Blanco, [Paris], 10 d\u00e9cembre 1881, cit\u00e9e en espagnol in Mario Milanca Guzm\u00e1n, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Reynaldo Hahn, caraque\u00f1o\u00a0: contribuci\u00f3n a la biograf\u00eda caraque\u00f1a de Reynaldo Hahn Echenagucia<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, Caracas, Academia nacional de la historia, coll. <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\">\u00ab\u00a0Estudios, monograf\u00edas y ensayos\u00a0\u00bb<\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, 1989, p.\u00a0132.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote8\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote8anc\" name=\"sdfootnote8sym\">8 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Myriam Chim\u00e8nes, \u00ab\u00a0\u201cIl ne s\u2019adresse qu\u2019aux gens du monde\u201d\u00a0: Reynaldo Hahn et la soci\u00e9t\u00e9 parisienne de la Belle \u00c9poque\u00a0\u00bb, in Ph. Blay (dir.), <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Reynaldo Hahn\u2026<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>op. cit.<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, p.\u00a0137.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote9\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote9anc\" name=\"sdfootnote9sym\">9 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Reynaldo Hahn, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Notes (journal d&rsquo;un musicien)<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, Paris, Librairie Plon, coll. \u00ab\u00a0Choses vues\u00a0\u00bb, 1933, p.\u00a0100.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote10\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote10anc\" name=\"sdfootnote10sym\">10 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">R. Hahn, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Th\u00e8mes vari\u00e9s<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, Paris, J.-B. Janin, coll. \u00ab\u00a0La Fl\u00fbte de Pan\u00a0\u00bb, impr.\u00a01945, cop. et DL\u00a01946, p.\u00a0180.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote11\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote11anc\" name=\"sdfootnote11sym\">11 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">M. Chim\u00e8nes, \u00ab\u00a0\u201cIl ne s\u2019adresse qu\u2019aux gens du monde\u201d\u2026\u00a0\u00bb, art. cit., p.\u00a0137.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote12\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote12anc\" name=\"sdfootnote12sym\">12<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">R. Hahn, \u00ab\u00a0Journal d&rsquo;un musicien\u00a0: nouveaux souvenirs in\u00e9dits de Reynaldo Hahn, Autour de Massenet et d&rsquo;Alphonse Daudet (2)\u00a0\u00bb, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Candide<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, 12<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">e<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00a0ann\u00e9e, n<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">o<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00a0597, 22 ao\u00fbt 1935, p.\u00a03.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote13\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote13anc\" name=\"sdfootnote13sym\">13<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Jules Massenet, lettre \u00e0 R. Hahn, Paris, s.\u00a0l., 8 mars 1899, copie manuscrite, archives de la famille Hahn.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote14\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote14anc\" name=\"sdfootnote14sym\">14 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">R. Hahn, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Si mes vers avaient des ailes<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, Paris, Georges Hartmann\u00a0&amp;\u00a0C<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">ie<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, DL 1889.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote15\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote15anc\" name=\"sdfootnote15sym\">15 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Ren\u00e9 Peter, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Une saison avec Marcel Proust\u00a0: souvenirs<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, avant-propos de Dominique Brachet, pr\u00e9f. de Jean-Yves Tadi\u00e9, [Paris], Gallimard, 2005, p.\u00a077.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote16\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote16anc\" name=\"sdfootnote16sym\">16 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Igor Stravinsky et Robert Craft, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Souvenirs et Commentaires<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, trad. de l\u2019anglais par Francis Ledoux, [Paris], Gallimard, coll. \u00ab\u00a0Du monde entier\u00a0\u00bb, 1963, p.\u00a099.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote17\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote17anc\" name=\"sdfootnote17sym\">17 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00ab\u00a0Reynaldo Hahn chante au gramophone\u00a0\u00bb, encart publicitaire mobile, [fin 1909].<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote18\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote18anc\" name=\"sdfootnote18sym\">18 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Cit\u00e9 in \u00c9lizabeth Giuliani, \u00ab\u00a01907-2008\u00a0: le long sommeil des urnes de l\u2019Op\u00e9ra\u00a0\u00bb, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Les Voix ensevelies<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, Biblioth\u00e8que nationale de France, <\/span><\/span><\/span><a href=\"http:\/\/expositions.bnf.fr\/voix\/index.htm\">http:\/\/expositions.bnf.fr\/voix\/index.htm<\/a><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, consult\u00e9 le 25 avril 2018.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote19\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote19anc\" name=\"sdfootnote19sym\">19<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00ab\u00a0Pastiches musicaux \u00e0 la mani\u00e8re de Massenet, Debussy, Reynaldo Hahn, interpr\u00e9t\u00e9s par l\u2019humoriste B\u00e9tove\u00a0\u00bb, disque 78 tours, num\u00e9ro de matrice Ki1017, Od\u00e9on 166015, [1927].<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote20\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote20anc\" name=\"sdfootnote20sym\">20 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Andr\u00e9 C\u0153roy, \u00ab\u00a0La musique, La Reynaldose\u00a0\u00bb, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Gringoire<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, 8<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">e<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"> ann\u00e9e, n<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">o<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00a0334, 29 mars 1935,<\/span><\/span><\/span><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"> p.\u00a015.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote21\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote21anc\" name=\"sdfootnote21sym\">21<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00ab\u00a0La bonne affaire du mois, Nouvelle PENDULE MURALE moderne avec carillon fran\u00e7ais in\u00e9dit Reynaldo Hahn\u00a0\u00bb, encart publicitaire mobile, [1936].<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote22\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote22anc\" name=\"sdfootnote22sym\">22 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">R. Hahn, lettre \u00e0 Robert de Flers, s.\u00a0l.\u00a0n.\u00a0d., copie dactylographi\u00e9e, archives de la famille Hahn.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote23\">\n<p align=\"JUSTIFY\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote23anc\" name=\"sdfootnote23sym\">23 <\/a><span style=\"font-size: small;\">Daniele Carluccio, \u00ab\u00a0Les multiples visages de l\u2019antimoderne\u00a0\u00bb, <\/span><span style=\"font-size: small;\"><i>Acta fabula<\/i><\/span><span style=\"font-size: small;\"> (\u00ab\u00a0Notes de lecture\u00a0\u00bb), vol.\u00a012, n<\/span><sup><span style=\"font-size: small;\">o<\/span><\/sup><span style=\"font-size: small;\">\u00a07, septembre 2011, <a href=\"http:\/\/www.fabula.org\/acta\/document6466.php\">http:\/\/www.fabula.org\/acta\/document6466.php<\/a>, consult\u00e9 le 25 avril 2018.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote24\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote24anc\" name=\"sdfootnote24sym\">24 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">R. Hahn, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Notes\u2026<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>op. cit.<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, p.\u00a0174.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote25\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote25anc\" name=\"sdfootnote25sym\">25 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Albert Carr\u00e9, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Souvenirs de th\u00e9\u00e2tre<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, r\u00e9unis, pr\u00e9sent\u00e9s et annot\u00e9s par Robert Favart, Paris, Librairie Plon, 1950, p.\u00a0223.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote26\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote26anc\" name=\"sdfootnote26sym\">26 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Paul Dukas, \u00ab\u00a0Chronique musicale, Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Op\u00e9ra-Comique\u00a0: <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>L\u2019\u00cele du r\u00eave<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u2026\u00a0\u00bb, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>La Revue hebdomadaire<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, 2<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">e<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"> s\u00e9rie, tome 5, avril 1898, p.\u00a0275-276.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote27\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote27anc\" name=\"sdfootnote27sym\">27 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00c9douard Risler, \u00ab\u00a0Une lettre de \u00c9d. Risler au sujet de <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>La Carm\u00e9lite<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00a0\u00bb, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Le Monde musical<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, 15<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">e<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"> ann\u00e9e, n<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">o<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00a01, 15 janvier 1903, p.\u00a06.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote28\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote28anc\" name=\"sdfootnote28sym\">28 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Cit\u00e9 in Gilles Saint-Arroman, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>\u00c9douard Risler (1873-1929) et la musique fran\u00e7aise<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, Paris, Honor\u00e9 Champion, coll. \u00ab\u00a0Musique musicologie\u00a0\u00bb, 2008, p.\u00a0103.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote29\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote29anc\" name=\"sdfootnote29sym\">29 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">L\u2019Ouvreuse (<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Henry Gauthier-Villars)<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, \u00ab\u00a0Lettre de l\u2019Ouvreuse\u00a0\u00bb, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>L\u2019\u00c9cho de Paris<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, 20<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">e<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"> ann\u00e9e, n<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">o<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00a06808, 19 janvier 1903, p.\u00a04.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote30\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote30anc\" name=\"sdfootnote30sym\">30 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Marguerite de Saint-Marceaux, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Journal\u00a0: 1894-1927<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, \u00e9d. sous la dir. de Myriam Chim\u00e8nes, pr\u00e9f. de Michelle Perrot, [Paris], Fayard, 2007, p.\u00a078 (11 mars 1894).<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote31\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote31anc\" name=\"sdfootnote31sym\">31 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Voir les lettres de Reynaldo Hahn \u00e0 Jacques Rouch\u00e9 (1914 \u00e0 1940) conserv\u00e9es \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale de France, biblioth\u00e8que-mus\u00e9e de l\u2019Op\u00e9ra, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">LAS Hahn (Reynaldo) 47-128, 128 bis, 129-191.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote32\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote32anc\" name=\"sdfootnote32sym\">32 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Robert D\u00e9zarnaux, \u00ab\u00a0Les g\u00e9n\u00e9rales, \u00c0 l\u2019Op\u00e9ra\u00a0: <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Le Marchand de Venise<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00a0\u00bb, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>La Libert\u00e9<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, 23 mars 1935, coupure de presse, archives de la famille Hahn.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote33\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote33anc\" name=\"sdfootnote33sym\">33 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00c9mile Vuillermoz, \u00ab\u00a0Deux \u0153uvres de Raynaldo [<\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>sic<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">] Hahn\u00a0: <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Le Marchand de Venise<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"> \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra\u00a0\u00bb, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Candide<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, 12<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">e<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"> ann\u00e9e, n<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">o<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00a0576, 28 mars 1935, p.\u00a019.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote34\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote34anc\" name=\"sdfootnote34sym\">34 \u00a0<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Louis Laloy, \u00ab\u00a0Le <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Marchand de Venise<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"> \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra\u00a0\u00bb, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>L\u2019\u00c8re nouvelle<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, 24 mars 1935, coupure de presse, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Biblioth\u00e8que nationale de France, biblioth\u00e8que-mus\u00e9e de l\u2019Op\u00e9ra, dossier d\u2019\u0153uvre <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Le Marchand de Venise<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote35\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote35anc\" name=\"sdfootnote35sym\">35 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Max d\u2019Ollone, \u00ab\u00a0Chronique musicale, Th\u00e9\u00e2tre national de l\u2019Op\u00e9ra\u00a0: <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Le Marchand de Venise<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00a0\u00bb, 110<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">e<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"> ann\u00e9e, n<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">o<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00a086, 27 mars 1935, p.\u00a05.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote36\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote36anc\" name=\"sdfootnote36sym\">36 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Andr\u00e9 Georges, \u00ab\u00a0La Musique, Reynaldo Hahn\u00a0\u00bb, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Les Nouvelles litt\u00e9raires<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, 13<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">e<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"> ann\u00e9e, n<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">o<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00a0650, 30 mars 1935, p.\u00a010.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote37\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote37anc\" name=\"sdfootnote37sym\">37 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">On compte 32 repr\u00e9sentations du <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Marchand de Venise<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"> (g\u00e9n\u00e9rale publique comprise) jusqu\u2019en 1950\u00a0: 16 en 1935 (celle du 8 avril est diffus\u00e9e \u00e0 la radio et celle du 3 mai est dirig\u00e9e par Hahn), 1 en 1936, 4 en 1938, 7 en 1939, 1 en 1949 et 3 en 1950.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote38\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote38anc\" name=\"sdfootnote38sym\">38 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Francis Poulenc, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Correspondance, 1910-1963<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, r\u00e9unie, choisie, pr\u00e9sent\u00e9e et annot\u00e9e par Myriam Chim\u00e8nes, [Paris], Fayard, 1994, p.\u00a0423.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote39\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote39anc\" name=\"sdfootnote39sym\">39 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Par Earl Wild (Ivory Classics, 2001), <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Cristina Ariagno (Concerto, 2012), <\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\">Bernard Paul-Reynier (Passavant Music, 2014), Billy Eidi (Timpani, 2014), Alessandro Deljavan (Aevea, 2015).<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote40\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote40anc\" name=\"sdfootnote40sym\">40<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Catulle Mend\u00e8s, \u00ab\u00a0Premi\u00e8res repr\u00e9sentations, Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Op\u00e9ra-Comique\u00a0: <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>L\u2019\u00cele du r\u00eave<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u2026\u00a0\u00bb, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Le Journal<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, 7<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">e<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"> ann\u00e9e, n<\/span><\/span><\/span><sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">o<\/span><\/span><\/span><\/sup><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">\u00a02004, 24 mars 1898, p.\u00a03.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote41\">\n<p lang=\"en-US\" align=\"JUSTIFY\"><span style=\"font-family: Times, serif;\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote41anc\" name=\"sdfootnote41sym\">41 <\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">Ren\u00e9 Dumesnil, \u00ab\u00a0Reynaldo Hahn\u00a0\u00bb, <\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\"><i>Le Monde<\/i><\/span><\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, 30 janvier 1947, <\/span><\/span><\/span><a href=\"http:\/\/abonnes.lemonde.fr\/archives\">http:\/\/abonnes.lemonde.fr\/archives<\/a><span style=\"font-family: Times New Roman, serif;\"><span style=\"font-size: small;\"><span lang=\"fr-FR\">, consult\u00e9 le 30 avril 2018.<\/span><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Reynaldo Hahn ou la distinction ambivalente Philippe Blay \u00catre distinct des autres et s\u2019en distinguer peuvent \u00eatre tout autant un avantage qu\u2019un handicap. Comme le soulignait \u00c9mile Vuillermoz en 1949 dans son Histoire de la musique, dans le cas de Reynaldo Hahn, cela a eu pour cons\u00e9quence qu\u2019il \u00ab\u00a0paya toute sa [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0},"categories":[4],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lesamisdelamusiquefran\u00e7aise.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8160"}],"collection":[{"href":"https:\/\/lesamisdelamusiquefran\u00e7aise.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lesamisdelamusiquefran\u00e7aise.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lesamisdelamusiquefran\u00e7aise.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lesamisdelamusiquefran\u00e7aise.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8160"}],"version-history":[{"count":26,"href":"https:\/\/lesamisdelamusiquefran\u00e7aise.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8160\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8192,"href":"https:\/\/lesamisdelamusiquefran\u00e7aise.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8160\/revisions\/8192"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lesamisdelamusiquefran\u00e7aise.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8160"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lesamisdelamusiquefran\u00e7aise.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8160"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lesamisdelamusiquefran\u00e7aise.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8160"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}